La Maison des Vins Vins des Cotes du Rhone, Lirac et Tavel  
Presentation de la Maison des Vins  
              
Consulter la gazette:
Recherches précises et historiques
sur le fondateur de Lirac : Alerius


 
Bien que l'on dise souvent que la vigne est originaire exclusivement de l'orient, celle-ci est apparue bien avant l'homme à la surface de la Terre. Les paléontologues pensent que le genre vitis s'est précisé à l'époque tertiaire et s'est répandue dans tout l'hémisphère nord.
   
   
On a même trouvé des traces archéologiques dans des campements néolithiques qui laissent présumer dans certains cas l'utilisation de fruits et de baies pour la préparation de boisson ;mais on ne peut pas encore parler d'agriculture.
C'est Dyonisis/Bacchus qui révéla la vigne et le vin. Le mythe dionysaque a pris naissance en Asie pour être accueilli dans d'autres cultures. Avec les migrations de peuples venant de l'Inde, la viticulture arrive en Arménie et au sud du Caucase, là où la genèse place les vignes que Noé aurait planté après le déluge après être sorti de l'arche sur le Mont Arafat.
Domestiquée par les peuples antiques d'Asie occidentale (Sumériens, Babyloniens, Assyriens, Egyptiens, Hébreux, Phéniciens.), la vigne s'épanouit pleinement sur les rives de la Méditerranée.
Ce sont d'abord les grecs qui ont initié la viticulture en Europe méditerranéenne, relayés par les Romains.
Le premier vignoble "français" s'implanta à Massalia (Marseille) grâce aux phocéens près de 600 ans avant l'ère chrétienne. C'est avec l'arrivée des romains que la culture de la vigne connut une extension systématique à travers la Gaule (au Ier siècle dans la Vallée du Rhône) mais récemment les grands travaux du TGV ont permis de creuser très profondément des couches du sol et ont mis à jour des découvertes inattendues. Ainsi on a trouvé au Nord de Marseille, les traces d'un vignoble datant du IV siècle à la fin du II siècle avant J.C. Découverte qui fait remonter beaucoup plus tôt la présence d'un vignoble en Gaule.

Ainsi nos ancêtres les Gaulois semblaient connaître le vin avant que les Romains ne conquièrent la Gaule. Mais ils étaient plutôt des consommateurs de bière et d'hydromel que de vin. Cependant ils intégrèrent très rapidement ce dernier dans leur culture. Ils avaient constaté que ce breuvage, doté d'un plus fort taux d'alcool que leurs boissons traditionnelles, se conservait bien mieux. Déjà expert dans le transport et la conservation des boissons alcoolisées (le tonneau est une invention celte), les gaulois firent grand commerce de vin avec les peuples méditerranéens voisins.
Au début, la conquête de la Gaule permet aux marchands de vins italiens d'écouler leur surplus de production. Le vin arrivait d'Italie par millions d'hectolitres, il était échangé contre des céréales gauloises, des salaisons, des peaux et même on pense contre des esclaves. Les Romains profitent aussi de leur conquête pour répandre la culture de la vigne (Ier siècle Vallée du Rhône, IIème siècle Bourgogne et Bordelais, IIIème siècle Loire, IVème siècle Vallée de la Moselle). Les Gaulois devinrent d'excellents viticulteurs. Ils remplacèrent les outres vulgaires et les fragiles amphores romaines par le tonneau (ils furent les premiers à conserver les vins en fût de chêne), ils créèrent aussi de nouveaux plants plus adaptés aux climats locaux. Ils furent tellement bons que, rapidement, le sens des échanges commerciaux s'inversa avec Rome, ce qui souleva l'ire des producteurs de Campagnie qui ne supportaient pas de voir leurs expéditions vers la Gaule et l'Europe du Nord diminuer.(on a découvert des restes d'amphores gauloises chez les Romains, mais aussi en Angleterre, en Crête, en Grèce et même en Egypte!). Suite à cela, l'empereur Domitien ordonna par décret l'arrachage de la moitié des vignes de la Gaule pour protéger la viticulture romaine. Ce décret fut levé par l'empereur Probus en 280 et la vigne pu recommencer à s'étendre en Gaule.
Et notamment du côté du Gard Rhodanien! On a ainsi retrouvé des amphores dans des sépultures gauloises à Saint Laurent des Arbres, avec des restes de nourriture (ossements de sanglier), en guise de provisions pour le mort. La découverte la plus exceptionnelle a été faite à Saint Paul les Fonts par un vigneron, Denis Bondurand. Il s'agit d'une villa viticole gallo-romaine de la période augustéenne, Ier ou IIème siècle) d'environ 1 hectare. On a mis à jour sur ce site une mosaïque, des morceaux d'amphore, un réservoir, des canalisations et un cellier à vin. Ce dernier est très important avec ses neufs dolliums (vases), dont un ayant une contenance de 2000 litres.

Cette découverte est à relier à toutes celles faites dans les environs de Saint Laurent des Arbres et Lirac. La Gaule méridionale fut vaincue sur les bords de l'Isère et de la Sorgue en 121 avant J.C. Dès lors Saint Laurent des Arbres fit partie de la province romaine nommée plus tard Gaule narbonnaise. Une ère de prospérité s'ouvrit et la civilisation pénétra jusque dans les campagnes. Ainsi, plusieurs centres de population ont existé sur le territoire actuel de Saint Laurent des Arbres et Lirac. Le plateau qui domine la campagne de Saint Maurice était, à cette époque, consacré à Jupiter, et aujourd'hui encore, il porte le nom du premier dieu de l'Olympe. Le versant méridional de ce plateau, les quartiers actuels de la Siroque, du Sauvage, de Gissac, du Thez ou des Liquières étaient habités et servaient d'emplacement à un oppidum ou plusieurs villae (mas). Les nombreuses antiquités (monnaies, briques tumulaires, débris de colium, substructions.)découvertes dans un rayon relativement étendu attestent de l'existence d'habitations romaines dans ces quartiers. Les trouvailles les plus importantes étant un tombeau gallo-romain (avec une urne et une lampe) au Sauvage ; de nombreuses poteries gallo-romaine ainsi que des débris d'urnes, des briques tumulaires, des médailles, une amphore, un vase en bronze (ollà ou lebes) avec 2 têtes tenant lieu d'anses, un grand anneau en métal, des lampes en terre cuite à Maussan dans plusieurs champs ; des restes considérables de construction aux abords de la rivière de Gissac ; le grand dollium qui orne le péristyle de la Maison-Carrée à Nîmes dans la campagne de Saussine. Cette dernière trouvaille présentant des dimension gargantuesques avec une hauteur de 3,10 m, une circonférence de 2,75 m près de l'ouverture, de 2,35 m près de la base et de 4,35 m à 2 m de cette base.
Outre ce magnifique dollium, la ville de Nîmes possède un énorme "Cadus", le "Cadus de Lirac". La ville à l'emblème de crocodile fit l'acquisition de cet objet le 26 juin 1858. D'après les calculs de Monsieur Paniero, professeur de Mathématique, ce vase au nom d'origine grecque qui signifie "boire à outrance", contiendrait 2568,8 litres. Preuve qu'à Lirac le vin coulait déjà à flot à l'époque romaine! Mais quel est donc l'origine de ce mot, Lirac? On a, à ce sujet, l'avis de deux personnes dont la compétence fait autorité. Tout d'abord le chanoine Béarud de Bagnols sur Cèze, archéologue et historien réputé, qui bien qu'avouant ne pas connaître l'étymologie de ce mot, peut rien qu'à sa consonance garantir qu'il est très vieux, voire qu'il vient de la nuit des temps.

Par contre le professeur Rosating (titulaire de la Chaire du Languedoc à la Sorbonne et toponymiste réputé) estime que l'origine de LIRAC est assez simple. Dans le dictionnaire topographique du Gard de 945 apparaît la forme Leyracum. Une réduction diphtorique , accompagné d'une fermeture de "e" en "i" transformera le "ey" en "i". Ajoutons à cela que la plupart du temps, en pays de Langue d'Oc, les noms représentant un domaine gallo-romain sont formés en "ac" avec le nom du propriétaire ainsi que le suffixe latin d'origine gauloise "aucun". Ce qui pourrait donner un nom du type Lariacum ou Larins ou Larius ou Lerius en (latinisant le nom). La piste de l'origine du nom de Lirac se précise.
 
   
Nous parlons donc d'un domaine gallo-romain, mais nous pouvons nous orienter plus précisément vers les villae, ces mas qui procédèrent à l'organisation des campagnes afin de produire la nourriture des hommes et qui devinrent la base de l'exploitation agricole (et donc viticole). On sait que bon nombre de ces villae ont donné naissance à nos actuels villages. Et il se trouve qu'un légionnaire romain du nom d'Alerius avait une villae sur les terres de l'actuel village de Lirac. D'Alerius à Lerius puis Leyracum pour enfin arriver à Lirac, l'origine du nom est enfin trouvée! C'est donc cette villa qui donna son nom à Lirac.
La légende dit même que, ayant bien combattu en Gaule, Alerius se vit offrir des terres par Rome, et sur ces terres il créa Lirac. Qui sait si il ne faisait pas aussi du vin, comme nombre de ses congénères?

Après cette découverte il a été décidé de rendre hommage à ce valeureux guerrier, fondateur de Lirac. C'est chose faite avec une cuvée unique, rare et prestigieuse de Lirac, le Lirac Alerius. Un vin qui allie finesse, distinction et caractère, comme son prestigieux inspirateur, et que vous pouvez découvrir et déguster à La Maison des Vins à Saint Laurent des Arbres.
Pique Bouffigue
 
haut de page